14 janvier 2013

The master

Ce film est une vrai purge, un moment de souffrance intense qui dure plus de deux heures!!! Mais j'aurais du me méfier. Je n'avais pas vraiment apprécié les films précédents de Paul Thomas Anderson, surtout Punch, drunk love qui m'avait saoulé. Les critiques sur ce film étant hallucinantes, ajouté à ça une histoire qui paraissait interessante, je me suis dis qu'il fallait le voir. Grand mal m'en a pris parce que dès les dix premières minutes, j'ai commençais à souffrir. Et cette souffrance ne m'a plus quitté jusqu'à la fin du film. Dès la scène de début avec les marins sur la plage je me suis dit ça y est je suis tombé sur une secte. Jusque là normal vu que c'est le sujet du film. Mais j'étais mal à l'aise parce que je ne comprenais rien à cette histoire. J'ai compris les deux enjeux du film : la relation étrange et ambiguë entre les deux personnages principaux et la naissance et le fonctionnement du mouvement  sectaire. Sauf que je n'ai pas compris le lien qu'il pouvait y avoir entre les deux. L'articulation entre les personnages et la secte ne fonctionne pas. C'est quand même un peu embêtant pour un film qui repose sur la dimension psychologique de l'histoire et de ses personnages. Ou alors c'est parce que je suis trop bête pour comprendre la dynamique de cette relation. Tout ce que j'y ai vu c'est une relation ambiguë d'attirante répulsion qui tourne parfois à la fascination de l'un pour l'autre. Mais ça ne suffit pas pour en faire une histoire intéressante. Parce que cette relation est noyée par la naissance de la secte et son flot de discours complètement insensés sur le pourquoi et le comment des relations humaines. Là j'ai eu beaucoup de mal à suivre. C'est limite si ça ne donne pas mal à la tête. Après il y a les deux acteurs. Tout le monde dit qu'ils sont extraordinaires. Je n'en suis pas convaincu. Bien sûr Philippe Seymour Hoffman a une présence incroyable sur l'écran mais j'ai trouvé qu'il était complètement dépassé et englouti par son texte. Et que celui ci ne faisait que le bouffer et lui faire perdre la puissance ce que son corps parvenait à transmettre. Et que dire de Joaquin Phoenix? On le sent habité par son personnage. Tellement habité que sa gestuelle incroyable ne fait que prolonger sa pensée et c'est assez magnifique. Sauf que j'ai une impression de déjà vu. J'ai déjà vu la même composition dans deux de ses films précédents : Two lovers et La nuit nous appartient. Cependant la relation entre eux deux est assez intéressante. On ne sait plus à la fin qui manipule qui et qui a besoin de l'autre (les deux surement), mais le tableau s'obscurcit tellement au fur et à mesure de la projection, qu'à la fin je ne comprenais plus rien. C'est un film qui a beau essayé d'expliquer l'errance des hommes et leur besoin d'avoir des réponses, moi  je n'y ai vu qu'un "salamalek" de phrases passe partout qui ne mène qu'à une chose : choper une migraine carabinée. 

Mon avis : @

Bon film.

A+
             
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