26 janvier 2010

Gainsbourg (Vie héroïque)

Je dois bien reconnaître que ce film m'a laissé un peu perplexe. Globalement j'e lai aimé (les acteurs surtout) mais certains points m'ont un peu dérangé. Yoann Sfar décrivait son film comme un conte et non comme un biopic (biographie filmée). Après l'avoir vu je comprends mieux pourquoi. Déjà parce qu'il ne cherche pas à être intégralement fidèle à la légende Gainsbourg. Après parce qu'il utilise certains artifices de film fantastique pour s'immiscer dans l'inconscient du beau Serge (comme la marionnette). A certains moment ça marche à d'autre ça marche beaucoup moins bien. Mais la chose qui m'a le plus gêné c'est qu'il pose le postulat que Gainsbarre a existé avant Gainsbourg (à l'époque de Lucien Ginzburg) et là je ne suis pas trop d'accord. Même s'il portait en lui tous les ingrédients pour faire émerger gainsbarre dans les années 70, je suis convaincu que c'est son histoire personnelle et non sa nature qui l'on amené là... Bon sorti de ce petit aparté analytique, je suis soufflé (pour ne pas dire plus) par l'interprétation incroyable d'Eric Elmosnino! Et au delà de la voix, c'est toute la gestuelle de gainsbarre qu'il reproduit avec un talent exceptionnel (la bouche, les mains, le regard, l'attitude). Marion Cotillard avec sa môme hurlante peut aller se rhabiller. Les rôles secondaires ne sont pas en reste. Jane Birkin (Lucy Gordon), Boris Vian (Philippe Katherine), Brigitte Bardot (Laetita Casta) sont tout aussi éblouissants. Je mets juste un point d'interrogation sur Juliette Gréco (Anna Mouglalis, que j'adore). Comme je ne connais pas Juliette Gréco à part en "petite jeune fille de 80 balais d'aujourd'hui", j'ai eu du mal à la voir comme un vamp qui dévore les hommes dans les années 60. La suggestion à peine voilée d'une liaison torride entre eux m'a choqué (quel salaud! il les aura toutes eues). Oui j'oubliais je suis à l'évidence et depuis plus de 20 ans maintenant un Gainsbourg Maniaque idolâtre qui à l'âge de douze, treize ans écoutait déjà Love on the Beat à fond les ballons alors que mes copains d'école se shootaient avec Iron Maiden et AC/DC. Je ne comprenais pas les paroles mais j'adorais (surtout la chanson Five easy pisseuses). Quelques années après j'ai compris et encore plus aimé le beau Serge. Je joue peut être un peu trop les gardiens du temple de mon idole mais avec ce film j'ai eu du mal à ce qu'on touche à ce point à une de mes vaches sacrées. Mais il a le droit et le résultat est quand même bon.

Mon avis : @@@@@ (pour Serge d'abord et Eric ensuite).

Bon film.

A+

PS. faut que j'arrête de dire le beau Serge en parlant de lui.
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